La fièvre acheteuse (chap. 1 - 3eme partie)

Publié le par Dicarno

- Le krach de mars 2000
 
Revenons maintenant quelques heures avant le crash. Seules quelques cassandres prédisaient la catastrophe, car c’était l’euphorie générale. Une semaine après le krach, l’ambiance n’était déjà plus la même. Pour illustrer mon propos je vais prendre l’exemple de deux valeurs dont j’ai été furtivement actionnaire : Multimania et Liberty Surf, car les réactions au comportement boursier de ces deux titres sont assez révélateurs de l’état d’esprit ambiant avant et juste après le krach.
 
Multimania était un site internet vivotant de la publicité et de l’e-commerce. Son chiffre d’affaire pour l’année 1999 était à peine de 9,1 millions de francs (soit un peu moins de 1.39 millions d’euros). La valeur fut introduite sur le Nouveau Marché le 10 mars 2000 à 36 euros ce qui valorisait tout de même cette société à 278 millions d’euros, soit plus de 200 fois le chiffre d’affaire ! Mais bon les promesses affichées par cette société déficitaire étaient telles, que ça ne semblait pas être un problème. Le jour de l’introduction, donc le 10 mars 2000, le titre s’est échangé jusqu’à 125 euros avant de clôturer à 103 ! En une journée le titre venait de progresser de 286 %. Cette petite affaire soumise à une rude concurrence valait désormais 793 millions d’euros, soit 575 fois son chiffre d’affaire. C’était du délire.
 
Liberty Surf était un fournisseur d’accès à internet qui fut intégré le 16 mars 2000 au Premier Marché, malgré l’absence de deux ans de bilan, à 41 euros. Bien qu’à l’issue de la première journée le titre avait pris 29.63%, il commença à se trouver quelques commentateurs pour faire la fine bouche. L’article paru le 17 mars 2000 sur le net dans actu-finance montre bien l’évolution de l’état d’esprit : « L’introduction de Liberty Surf (…) s’apparente à l’histoire de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. (…). On peut estimer que le succès n’a pas été vraiment fracassant contrairement à ce que les échos sur le marché gris laissaient entendre ».
 
La subite correction intervenue sur les valeurs de la nouvelle économie venait brusquement de calmer les ardeurs des acheteurs. On entra pendant quelques semaines dans une période pouvant être comparé à celui d’une fin de soirée. Pour ma part j’avais été quelques peu chahuté par la chute brutale des cours, mais par rapport à la somme initiale investie j’étais encore largement bénéficiaire. Néanmoins cet épisode me poussa à modifier mon comportement. Ainsi, je mis un terme à ma courte expérience de day-trader pilotant son compte titre à tombeau ouvert pour me consacrer à l’achat de titres ciblés. Je troquai donc mon costume d’acheteur fou contre celui d’investisseur responsable.
 
Bien que nous ayons eu manifestement à faire à un krach, on pouvait lire, ici où là, dans la presse qui s’y entend en finance que le marché référençant les valeurs de la nouvelle économie était en train de vivre « une correction salutaire». Bien que je ne lisais pas du tout la presse économique avant cette « correction salutaire », subitement, par je ne sais quelle nécessité, je me suis mis à la dévorer. Je me souviens avoir lu une démonstration digne des meilleurs sophistes grecs prouvant que « la hausse était loin d’être finie ». Ces propos me rendaient confiant sur les perspectives d’avenir.
 
Même si de nombreux professionnels se sont fait berner, généralement comme la dissymétrie de diffusion et de compréhension de d’information entre l’investisseur qualifié et l’investisseur de base est tellement importante, les premiers ont mis les voiles depuis longtemps avant que les seconds réagissent. La réaction des seconds a été d’autant plus lente que des informations contradictoires circulaient. En effet, les médias, qui du reste ne sont pas payés pour être clairvoyant, ont continué à relayer le mythe des petits malins devenus millionnaires du jour au lendemain. Des sociétés de conseils ou les services spécialisés des grandes banques d’affaires n’ayant aucun scrupule à franchir « la fameuse muraille de Chine » entre les commerciaux et le trading continuaient à émettre des bulletins recommandant l’achat de titres avec des objectifs de prix exubérant. En fait avec du recul je me suis aperçu que j’étais réceptif aux seules informations qui me confortait dans l’idée que la fête n’était pas finie. Par contre, les informations relatives au fait que les sociétés de la nouvelle économie étaient rattrapées par les fondamentaux de l’économie régissant l’ancienne me laissait indifférent. Il fallait vraiment être volontaire au suicide !
 
En finance, le terme même de « correction salutaire » est un message codé signifiant : « prends tes billes et vas voir ailleurs ce qui s’y passe ». Mais fallait-il encore pouvoir le décrypter. Le terme de « correction salutaire » a d’ailleurs une connotation religieuse. On dit bien que les chrétiens sont motivés à se plier au dogme de la religion pour le « salut » de leur âme, c’est à dire pour se réserver une place au paradis. Dans ce sens, la « correction salutaire » constitue donc la voie sacrée pour atteindre le Graal. Et à y réfléchir de plus près, alors que je suis profondément athée, c’est bien comme ça que j’ai entendu cette expression. C’est en de pareilles occasions que l’on se rend compte combien il est difficile de s’émanciper de la puissance sous-jacente de la culture chrétienne au sein de notre société !
 
Et pourtant, nul ne peut dire qu’il n’était pas au courant de ce qui se tramait. Allan Greenspan avait prévenu tout son monde dès le 9 décembre 1996 dans un discours qui depuis, a établi sa légende de « visionnaire ». Bien que de nombreux signes étaient patents, la quasi totalité des investisseurs, professionnels inclus, ont refusé d’accepter « l’exubérance irrationnelle », c’est à dire l’existence d’une bulle spéculative sur les marchés actions. Et pour cause, il est difficile d’annoncer aux invités hilares que la fête est finie. D’ailleurs, il existe toujours un temps de latence entre l’annonce de la suspension de la fête et le départ des invités, d’autant plus que les invités ne partent pas tous à la même vitesse. Ce temps de latence a permis de préparer l’after. En effet, histoire de ne pas partir se coucher comme ça, il s’est produit vers le mois de mai un transfert de liquidité entre les valeurs de l’internet vers les TMT (valeurs Technologiques, Multimédias et Télécommunications).
 
De mon côté, j’étais si bien réconforté par mes lecture quotidienne que j’étais alors tout à fait convaincu que tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il se passa malgré tout quelques semaines avant que je me repositionne sur les marchés. Du coup, j’ai raté le début du mouvement final sur les TMT. Je fis bien quelques coups à partir du mois de juillet, mais je parvenais à peine à grappiller quelques pourcent par ci, quelques pourcent par là. En fait, c’était beaucoup moins brillant « qu’avant » car les sommes investies étaient beaucoup trop faibles.
 
A la fin du mois d’août 2000, j’arrivai enfin à vaincre mes réticences sur les conséquences de l’utilisation de l’effet de levier. Au cours des semaines précédentes, je ne cessai de me lamenter sur les coups que je ne pouvais pas faire à cause de ma faible trésorerie. Je me répétai souvent cette litanie : « regarde, si tu possédais tant, maintenant tu aurais tant et avec ça tu pourrais faire ça qui te rapporterait tant ». Bref, si la bourse est le temple des regrets, et bien moi, j’en étais le plus fidèle des adeptes. Du coup au lieu de faire preuve de prudence et de modération, j’ai non seulement décidé de défier le fameux dicton relatif aux œufs dans le panier, et en plus de jouer avec de l’argent que je n’avais pas. J’ai donc placé l’ensemble de ma trésorerie avec effet de levier sur les TMT.
 
Pourtant avant de me lancer dans ce nouveau round, j’étais pleinement convaincu par la qualité du raisonnement qui devait me conduire vers les sommets. Au mois de juin 2000, j’eu le bonheur de lire l’excellent ouvrage de William H. Prescott « Aztèques et Incas, grandeur et décadence de deux empires fabuleux ». En fait, outre la description des deux cultures précolombiennes, l’auteur raconte comment une poignée d’aventuriers, essentiellement mû par la soif de l’or, ont renversé les empires mexicains et péruviens au début du XVIème siècle. A la lecture de cet ouvrage, j’avais été étonné d’apprendre d’une part que, malgré la quantité extraordinaire de richesses accumulées par la rapine, la majeure partie des conquistadores étaient morts dans le besoin, et d’autre part, que les principaux bénéficiaires de ces flux de richesses furent les intermédiaires de l’expédition, c’est à dire ceux qui avaient prix le moins de risques comme les équipementiers en tout genre. Ce qui s’est passé au XVIème siècle est récurrent dans l’histoire car les équipementiers sont toujours les seuls et uniques vainqueurs des guerres et des effets de mode en tout genre. La Ruée vers l’or en Californie en 1849 constitue un autre exemple.
 
Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincu par mon discours sur la récurrence de l’histoire sociale, je vais prendre un court extrait tiré de l’histoire de la flibuste, tome 1, édition 2005, page 194, écrit par le cocasse Alexandre Oexmelin (un aventurier de la fin du XVIIème siècle) :
 
«  Il est bon de remarquer que les flibustiers, quand ils ont fait ce qu’ils appellent bon butin, c’est-à-dire quand ils rapportent beaucoup d’argent de leurs courses, vont plutôt à la Jamaïque ou à l’île Saint-Domingue qu’ailleurs. C’est qu’ils trouvent dans ces lieux une pleine liberté et tout ce qui peut satisfaire leur débauche. (…). On était ravi d’étonnement de voir les uns portant de gros sacs d’argent sur leurs épaules ou sur leurs têtes, les autres avec sur leur dos et entre leurs bras tout ce qu’un homme peut porter. Chacun se réjouit de leur arrivée et y trouva sa part selon son talent et sa profession, tous s’attendant à profiter de leur butin et prêts à le partager avec eux, surtout les marchands et les cabaretiers, les femmes et les joueurs. »
 
En transposant ces exemples historiques, au monde de la nouvelle économie alors supposée être en guerre contre l’ancienne, je me suis dit que les grands gagnants seraient les fournisseurs des supports véhiculant les nouvelles technologies, autrement dit les sociétés placées sous le sigle des TMT. Je pense que mon raisonnement était correct. Mais là où je me suis fourvoyé, c’est que beaucoup d’autres l’avaient fait avant moi. Les TMT étaient déjà les stars de la cote. A la fin du printemps 2000, Tout le monde ne jurait plus que par les TMT. Ce genre d’atmosphère n’est pas bon signe ; en général, cela n’annonce rien de bon !
 
Attirés par l’espérance de gains présumés faciles et par un comportement mimétique, ceux qui, par opposition aux institutionnels, sont désignés par le terme de « particuliers», ont contribué à une augmentation spectaculaire du nombre d’ouverture de comptes. Je me souviens qu’au cours de l’hiver et du printemps de l’année 2000, au moins une nouvelle société de bourse par internet se montait par semaine. En avril 2000, nous étions plus de 160000 cyber-boursiers. Au cours des semaines qui ont suivi, nous étions toujours plus nombreux. En ayant participé à la ruée finale sur la nouvelle économie du mois de mars, je faisais presque figure de vétérans vis-à-vis des très nombreux bizuths. Ainsi, les nouveaux investisseurs infectés par la maladie de la fièvre acheteuse venaient volontairement se porter candidat pour le suicide collectif.

Lorsque les particuliers sont arrivés en masse sur le marché, et bien que l’alarme sur le Nouveau Marché venait d’être tirée, ils ont continué à acheter avec frénésie des TMT déjà très largement surestimées. Mécaniquement les cours de ces valeurs cotant sur les indices phares de la bourse de Paris (CAC 40, SBF 120 et 250) ont donc continué à monter en entraînant avec elles toute la cote. Ce phénomène de masse a permis de maintenir l’illusion quelques temps d’une hausse sans fin. Cette fuite en avant fut le prélude au deuxième krach de l’an 2000. Et comme le premier, je n’y ai vu que du feu.
 
Par ailleurs, il ne faut pas croire que la fièvre acheteuse est l’apanage de la bulle internet. C’est un phénomène très fréquent. L’histoire financière regorge d’exemples d’explosion de bulles spéculatives. Tout le monde connaît les fameux épisodes des bulbes de tulipes de 1636, de la Compagnie des Indes et de la South Sea Company de 1720 où Sir Isaac Newton fut écoeuré à jamais par le marché action, de la « Railway mania » de 1844, de la crise de 1929, du krach de 1987, etc. Tous ceux qui s’intéressent à la question pourront se référer à l’ouvrage de Charles Kindelberger : « Histoire mondiale de la spéculation financière ».
 
La fièvre acheteuse reste un sujet d’actualité. Le hasard faisant bien les choses, je m’aperçois qu’au moment même où j’écris ces lignes, nombre de malades se précipitent dans la trivialité sur la valeur d’un fabricant de briquets et de stylos de luxe qui accumule des pertes depuis des années : ST Dupont. Comme le montre le graphique ci-dessous, l’action de cette société végétait depuis des mois dans des volumes d’échanges de titres extrêmement faibles. Mais suite à la clôture du jeudi 14 décembre où le titre fut coté 0,11 euros, avec la publication des résultats consolidés du premier semestre de l’exercice 2006-2007, la direction de cette société annonça un retour des bénéfices. Le 15 décembre le titre fixa à 0,20 euro et le lundi 18 décembre il clôtura à 0,33 euros. Le décollage du titre a été fulgurant. D’ailleurs, je me demande encore comment l’annonce d’une telle nouvelle a suscité un intérêt aussi soudain des investisseurs pour cette valeur aux contours peu reluisant. 

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Avec une multiplication de la valeur du titre par 3 en deux séances, je pensais quasiment avoir tout vu. Mais la séance du mardi 19 décembre 2006 qui est résumée dans le graphique ci-dessous a certainement battu un record de volatilité. Autant vous dire que ce jour là, il fallait être un peu kamikaze pour se lancer dans la bataille. Au regard du volume de titres échangés (plus de 120 millions), les candidats prêts à sacrifier allègrement leurs économies étaient nombreux.

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Dès l’ouverture, le titre fut réservé à la hausse. Pour ceux qui ne connaissent pas cette procédure, sachez qu’Euronext, la société gérant la bourse de Paris, a mis en place des seuils de réservation. Dès que le cours d’une valeur dépasse +/- 10 % du cours d’ouverture la cotation est suspendue pendant 10 minutes. Cette procédure vise d’une part à calmer les ardeurs des acheteurs et des vendeurs, et d’autre part à informer l’émetteur du titre afin qu’il puisse prendre ses dispositions en cas d’attaque hostile. Si après la reprise de la cotation, le cours continue de prendre (ou perdre) 10% par rapport au cours de la première suspension, le cours sera suspendu une deuxième fois pendant 10 minutes. Si malgré les deux précédentes suspensions le titre continue sa cavalcade d’au moins 25%, alors le cours est susceptible d’être suspendu pour tout ou partie de la séance.
 
Je disais donc que dès l’ouverture du marché le titre fut réservé à la hausse à 0,36 euros. A la reprise de la cotation, le titre atteignit en à peine dix minutes le 2ème palier à 0,40 euros. Puis il lui fallut à peine un peu plus d’une demie heure pour arriver jusqu’au 3ème et dernier tronçon à 0,50 euros. J’imagine qu’après concertation auprès de la direction de ST Dupont, Euronext a décidé de suspendre le titre jusqu’à 13 h 30. A la reprise, le titre s’est négocié à 0,55 euros avant de redescendre illico presto, en moins de 20 minutes, à 0,45 euros, soit jusqu’au nouveau 1er seuil de réservation à la baisse. A partir de là, le titre à traversé une cascade de réservation à la baisse à 0.41, à 0.37 et à 0.34 euros. A 15 h 22, le cours s’établit à 0.28 euros avant d’amorcer une nouvelle ascension vers les sommets. Le titre fut à nouveau réservé à la hausse à 0,34, à 0.37 et à 0.41 euros. La fin de séance fut tout de même sportive puisque le titre oscilla entre 0,42 et 0,36 euros.
 
Evidemment, sur du court terme certains ont beaucoup gagné dans cette affaire. Mais comme la bourse est un jeu à somme nulle, il est nécessaire de rappeler cette lapalissade : si certains gagnent c’est parce que d’autres perdent. Il n’y a pas d’autres alternatives à cette règle qui veut que l’argent gagné en bourse se fait toujours au détriment d’un autre. De ce fait, On peut dire que la bourse est une lutte permanente des uns contre les autres. Dans cette compétition qui ne dit pas son nom, très peu de gens connaissent leurs principaux adversaires, c'est-à-dire les banques d’affaires et d’investissement, les hedges funds, les gestionnaires d’actifs (assets managers), les compagnies d’assurances, etc. Les moyens dont ils disposent font que le combat est inégal.
 
Cependant, dans le tourbillon (maelström) de la bourse, le principal ennemi reste encore soit même. En effet, travaillé par les émotions, l’esprit du particulier est, en fonction de l’évolution des cours et du détachement qu’il a vis-à-vis de ses placements financiers, en proie aux doutes, à l’angoisse, à l’excitation, voire à la surexcitation, à l’abus de confiance ou au manque de confiance, au découragement, au dégoût, etc. Je vous laisse méditer les commentaires collectés sur le forum ST Dupont de Boursorama :
 
« Je la vois bien revenir à 1 euros d’ici la fin de la semaine » (écrit par Cedaft, 19/12/06 à 12h47).
 
« J’viens de rentrer à 0,55. Il n’est jamais trop tard ! » (écrit par Maxois, 19/12/06 à 13h39).
 
« Encore une fois ceux qui sont sortis vont le regretter » (écrit par Dgelik , 19/12/06 à 13h58.
 
« Bonne opportunité de rentrer maintenant » (écrit par Laross, 19/12/06 à 14h09).
 
« Ce matin ca montait trop vite mes 3 ordres ne sont pas passé (0,39-0,42-0,45), et là mon ATP (achat à tout prix) est passé a 0,55. Je verse une larme » (écrit par Madx, 19/12/06 à 14h47).
 
« J'ai commis une grave erreur en mettant toutes mes économies, et aussi triste que je suis car sans emploi j'ai voulu remonter la pente et je suis tombé dans le piège alors que je ne voulais faire qu'un simple 10 % je me retrouve à moins 30 % » (écrit par Jean-Marie Grammatic, 19/12/06 à 15h54).
 
« On vient de se faire avoir » (écrit par Thibaud Adès, 21/12/06 à 11h59).
 
Ainsi, ce que la majeure partie des particuliers ignorent, c’est qu’ils arrivent toujours en derniers sur un marché porteur. Autrement dit, au moment où ils arrivent, c’est justement le moment où il faut partir. Mal informés et enfermés dans leurs illusions, ils assistent au jeu de la patate chaude, sans même s’en rendre compte jusqu’au dénouement final. Et oui, en bourse, que ce soit dans les périodes critiques ou les périodes fastueuses, les derniers arrivés sont toujours les premiers à se faire dépouiller. Ce phénomène contribue à véhiculer l’idée qu’ils sont toujours les dindons de la farce et que « c’est toujours les gros qui gagnent ».
 

Publié dans Mémoire

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